Tante Jeanne et les ministres de l’industrie.

Le Ficanas : Qu’est-ce qui t’arrive de si urgent ma tante ?

Tante Jeanne : A moi ? Rien. Mais une fois de plus tu fais la merde can, tu t’es fait roulé dans la farine…

Le Ficanas : Moi ? Pourquoi cela ?

Tante Jeanne : Tu as vu qu’ils nous ont envoyé Estrosi à Paris ?

Le Ficanas : Il en rêvait. Il doit être content.

Tante Jeanne : Oui ! Mais lui aussi il s’est fait avoir. Ils l’ont nommé Ministre de l’Industrie.

Le Ficanas : C’est bien. Le pays a besoin d’être industrialisé pour faire face à la mondialisation.

Tante Jeanne : Oui. Ça c’est bien, mais le problème, c’est qu’il y en a déjà un de ministre de l’industrie. Tu dois penser comme tous les babatchou que je suis une vieille qui radote et qui n’y comprend rien. Alors, je suis allée sur le ouèbe. Et là j’ai vérifié : Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.

Le Ficanas : Tu es tombé sur un site qui n’est pas mis à jour.

Tante Jeanne : Celui du gouvernement français, mis à jour ce matin ! On a deux ministres de l’industrie, la Lagarde et l’Estrosi. Lequel est le bon ?

Le Ficanas : Tu es vraiment une mauvaise langue. Que veux-tu que l’on fasse de deux ministres de l’industrie ? Quoique, avec le retard qu’il y a, ce n’est peut-être pas du luxe.

Attends je vais vérifier. Ce n’est pas possible tes cagades.

Tante Jeanne : Qué Bèstia, vas-y, vérifie… Moi je te dis, Estrosi il va faire le mourré quand il va s’en rendre compte…

Le Ficanas : Ca y est. J’ai trouvé, Estrosi, il n’est pas ministre de l’industrie, il est Ministre auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie. C’est son titre officiel.

Tante Jeanne : Ben djugat, j’ai raison : Il y en a deux. Une qui est ministre de l’industrie et l’autre, ministre chargé de l’industrie. Eh bien, si on ne devient pas industrieux, comme disent les français…

De toute façon, à Paris, il n’ira pas.

Le Ficanas : Il est obligé, il est ministre.

Tante Jeanne : Mais non ! Il l’a dit l’an passé : « Nice sera l’objet de toute mon attention. Pour gagner le pari d’un nouveau souffle pour Nice, je me consacrerai uniquement et totalement à la gestion de ma ville ».

Le Ficanas : Ca c’est vrai, il a même rajouté « Nice sera demain ma seule priorité ».

Tante Jeanne : C’est dommage parce qu’Estrosi il vient d’une grande ville industrielle avec les hauts fourneaux, la mécanique, les usines partout.

Le Ficanas : Ah bon ? Il vient d’où ?

Tante Jeanne : Ben ne fait pas le barbalucou, il est nissarte, comme toi et moi, ensuqué !

Cagades recueillies par Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Nice : Tante Jeanne et la bourka.

Tante Jeanne : Ah, mon neveu, tu es là ! J’ai eu peur tu sais !

Le Ficanas : Qu’est-ce qui t’arrive ?

Tante Jeanne : Je suis allée au Casino…

Le Ficanas : Et tu as perdu ! Combien ?

Tante Jeanne : Soixante-treize euros cinquante. Mais ça c’est normal, je ne suis pas allée au casino où l’on peut gagner, mais dans celui où l’on perd toujours, celui des Empereurs, derrière Nice-Etoile. Atchidenté, là, tu rentres et tu as moins de sous en sortant à tous les coups.

Le Ficanas : Tu t’es fait agressée ?

Tante Jeanne : Mais non. Je cherchais le canard-wc. Tu sais à force de faire dessaler le bacala dans la chasse à eau des cabechs pour le stockfisch, c’est la cuvette qui sent le poisson. Bon, je trouve l’allée des carnards-wc, et là, christou, un grand sac noir !

Le Ficanas : Tu étais au rayon des sacs-poubelles !

Tante Jeanne : Laisse moi finir ! Non, le sac noir il bougeait. Il y avait quelqu’un dedans avec des mains gantées de noir comme dans le fantôme du Louvre.

Le Ficanas : Ah ! C’est une burka !

Tante Jeanne : Qué bourka ! Le sac, il se retourne. En haut, une grille et, derrière, deux yeux qui me regardent. Et je vois le sac qui s’avance vers moi.

Le Ficanas : Et tu as fait quoi ?

Tante Jeanne : J’ai pris la poudre d’escampette, moi tout ce noir, ça me donne la babarote. J’ai filé à la caisse et je suis sortie toute escaguassée. Mais c’est quoi ces déguisements ? Ils ne vont pas nous faire carnaval au mois de juin ?

Le Ficanas : Mais non. La burka c’est la tenue des femmes musulmanes afghanes. C’est pour que ne puisse pas les voir, que les hommes ne les désirent pas.

Tante Jeanne : Ils ne sont pas prêts de les désirer ! Tu irais draguer un sac-poubelle toi ? Faut jeter un peu de broumego pour attirer les hommes. Si je n’avais pas acheté le bikini, ton oncle, il ne m’aurait pas sauté dessus à coco-beach, et toi, tu ne serais pas là.

Le Ficanas : Je ne suis pas ton fils mais ton neveu !

Tante Jeanne : Faï tira. Mais ces pauvres femmes pourquoi elles mettent ça ? Elles sont punies ?

Le Ficanas : Peut-être. Certains disent que c’est une question de religion, d’autres de tradition, récente d’ailleurs. En fait, ça permet au mari de les conserver à la maison. Il n’y a que lui qui en profite.

Tante Jeanne : Qué cagade ce truc. Et elles font quoi sous leur bourka toute la journée ? Elles se grattent la mounine ? Moi je rencontre le mari, je sors le baroutou et je tape… Je lui fais tellement de badoles que c’est lui qui va rester enfermé. Pauvres femmes…. Ça fait peine.

Allez, zou ! Je retourne à Casino. Parce qu’avec ça, le canard-wc, je ne l’ai pas acheté et si ça sent encore, je vais croire que c’est ton oncle qui a un problème et je lui fais faire des analyses.

Cagades recueillies par Christian Gallo – © Le Ficanas ®